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La lettre à Mouqaouqas *
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Le Prophète
envoya une lettre par l’intermédiaire de Hateb Ben Abi Balta’a à Al Mouqaouqas, préfet d’Egypte et représentant d’Héraclius. La lettre était rédigée ainsi :
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« Au nom de Dieu, Celui Qui fait miséricorde, le Miséricordieux.
De Mohammed, le Messager de Dieu à Al Mouqaouqas, roi d’Egypte. Salut à quiconque suit la voie droite.
Je t’appelle à l’Islam ; si tu te convertis, tu seras sauvé, et doublement récompensé. Si tu te détournes, tu auras mené ton peuple à sa perte. (O gens du livre ! Venez à une parole…(se réverez au verset pré-cité).
Hateb remis la lettre à Al Mouqaouqas à Alexandrie. Après l’avoir lue, ce dernier dit : « Qui l’aurait empêcher s’il était vraiment Prophète d’appeler la vengeance de Dieu sur ceux qui l’ont expulsé de sa propre ville ? »
Hateb lui répliqua : « Jésus, fils de Marie, était un Prophète de Dieu, et il ne s’est point vengé de ceux qui voulaient le tuer, jusqu’au jour de son ascenssion au Ciel. »
* Al Mouqaouqas déclara: “Ce que tu dis là est fort juste. Tu es un sage ; s’en doute à l’exemple de celui qui t’envoie. J’ai examiné le cas de ce Prophète, et j’ai constaté qu’il ne force pas ses disciples à faire ce qu’ils ne devraient pas faire ni ne les prive de leurs désirs légitimes. Je ne crois pas en lui le sorcier qui pervertit ni le faux prédicateur ; bien au contraire ; il a tout d’un Prophète : le pouvoir de sonder le monde invisible, de prédire les événements à venir et la croyance au salut. J’étudierai la question. »
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Il écrivit en guise de réponse au Prophète :
« Au nom de Dieu, celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux.
D’Al Mouqaouqas, roi des coptes à Mohammed, fils de ‘Abdallah. Je te salue.
J’ai lu la lettre, et j’en ai bien saisie le contenu car je savais qu’un Prophète apparaîtra au Châm. J’ai bien reçu ton émissaire, et t’ai envoyé deux jeunes filles très appréciées chez nous ainsi que des vêtements et un mulet. »
Le Prophète
épousa l’une des deux jeunes filles, Maria (après sa conversion) qui lui donna un fils Ibrahim. Hassan Ben Thabet épousa l’autre. Quant à Al Mouqaouqas, il ne se convertit point.
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